Guide · mis à jour le 16 octobre 2026

Le cloud en Algérie en 2026 : le guide pour choisir et déployer

Ce qu’est le cloud en termes simples, les offres qui existent réellement en Algérie, les lois qui encadrent l’hébergement des données, ce que cela coûte en dinars, et la marche à suivre pour mettre une application en ligne. Écrit par l’équipe de SkyVault, qui exploite la plateforme cloud algérienne ISOGrid. Nous parlons d’ISOGrid quand c’est utile, et nous le disons clairement.

Le cloud, c’est quoi, en termes simples ?

Un site web ou une application doit tourner quelque part, sur un ordinateur allumé jour et nuit et relié à Internet. Le cloud, c’est utiliser les ordinateurs de quelqu’un d’autre pour cela, loués au mois ou à l’heure, au lieu d’acheter les vôtres. Vous payez ce que vous utilisez, vous prenez plus de puissance quand votre projet grandit, et le fournisseur s’occupe des machines, de l’électricité et du réseau.

Tous les clouds ne rendent pas le même service. Certains vous louent une machine vide : à vous d’installer, de sauvegarder, de surveiller. D’autres vous livrent directement le résultat : votre application en ligne, votre base de données sauvegardée, votre certificat renouvelé. C’est la différence entre un hébergeur et une plateforme managée, et c’est le premier choix à faire.

Les trois familles d’offres cloud en Algérie

En 2026, un projet algérien a trois types d’offres à sa disposition sur le territoire. Elles ne se remplacent pas, elles répondent à des besoins différents.

Les trois familles d’offres cloud en Algérie
Serveurs virtuels et infrastructure (IaaS, VPS)Plateforme cloud managée (PaaS)Cloud souverain de l’État
Ce que vous recevezUne machine virtuelle avec une adresse IPVotre application en ligne, avec sa base de données, ses sauvegardes et son certificatUn hébergement réservé aux administrations et aux services publics
Qui l’exploiteVous (système, mises à jour, sauvegardes, sécurité)La plateforme, de bout en boutL’État et ses opérateurs
Pour quiÉquipes qui ont un administrateur systèmeStartups, PME, agences et équipes produit sans équipe plateformeMinistères, organismes publics
Exemples en AlgérieOpérateurs et hébergeurs algériens (Djezzy, Algérie Télécom, Ooredoo, ICOSNET, ADEX, Octenium)ISOGrid, et quelques plateformes algériennes récentesCentre national des services numériques (Mohammadia, inauguré en juillet 2026)
Ordre de prixDe quelques centaines à quelques milliers de dinars par mois, selon la machineDès 990 DZD par mois et par application sur ISOGridSans objet

Les grands clouds internationaux (Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google Cloud, Oracle) n’ont pas de région en Algérie. Leurs centres de données africains les plus proches sont au Cap et à Johannesburg, en Afrique du Sud, et depuis 2026 à Casablanca pour Oracle. Y héberger des données personnelles de résidents algériens revient à les transférer à l’étranger, ce que la loi encadre strictement. Une plateforme comme ISOGrid s’appuie au contraire sur les infrastructures d’opérateurs et d’hébergeurs algériens, et peut aussi s’installer sur vos propres serveurs.

Ce que dit la loi

Trois textes comptent pour une entreprise qui héberge des données en Algérie.

La loi 18-07 et la loi 25-11 sur les données personnelles

La loi 18-07 du 10 juin 2018 protège les personnes physiques dans le traitement de leurs données à caractère personnel. Elle a été modifiée et complétée par la loi 25-11 du 24 juillet 2025, qui précise les notions (données biométriques, profilage, pseudonymisation, violation de données), rend obligatoire un délégué à la protection des données, impose la tenue d’un registre et la notification des violations à l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel (ANPDP), et crée des antennes régionales de l’Autorité chargées d’auditer et d’accompagner les organismes. Le transfert de données personnelles vers l’étranger reste soumis à autorisation. Autrement dit, choisir où ses données sont hébergées n’est pas un détail technique : c’est une obligation légale. Notre page DPO et conformité détaille ce que nous mettons en place pour nos clients.

Le cahier des charges de l’ARPCE sur le cloud computing

L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a approuvé fin 2017 un cahier des charges, entré en vigueur en mars 2018, qui définit les conditions d’établissement et d’exploitation des services d’hébergement et de stockage de contenu informatisé en cloud computing. Il impose aux fournisseurs autorisés d’installer leurs infrastructures en Algérie et d’héberger les données de leurs clients sur le territoire national. Le décret exécutif 22-39 du 10 janvier 2022 a ensuite fixé le régime de l’autorisation générale, avec des cahiers des charges types par service publiés par arrêté. Un fournisseur sérieux doit pouvoir vous montrer son autorisation.

La stratégie de l’État : localisation et cloud souverain

Le Centre national des services numériques, inauguré à Mohammadia en juillet 2026 avec deux centres de données interconnectés à Alger et à Blida, héberge les données de l’administration et est présenté comme la première étape d’un cloud souverain national, dans le cadre de la stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030. Les secteurs régulés (santé, finance, administration) doivent héberger localement leurs données sensibles. Pour une entreprise privée, le message est le même : la localisation des données en Algérie devient la règle, pas l’exception.

Où en est le marché en 2026

Le cloud algérien a longtemps été un marché d’infrastructure : des centres de données à Alger, à Oran et à Blida, des opérateurs télécoms qui louent des machines virtuelles, des hébergeurs web. Ce qui manquait, c’était la couche au-dessus : la plateforme qui transforme un dépôt de code en un service qui tourne, se sauvegarde et se surveille tout seul. C’est cette couche qui est apparue en 2025 et 2026, portée par des plateformes algériennes, dont ISOGrid, et par les besoins d’un écosystème de plus de 2 000 startups labellisées qui ont des développeurs mais pas d’équipe plateforme.

Concrètement, un projet algérien peut aujourd’hui obtenir sur le territoire : une application déployée depuis GitHub ou GitLab, une base PostgreSQL répliquée sur trois serveurs avec bascule automatique, MySQL et MongoDB, Redis, Kafka, RabbitMQ, Keycloak, un stockage objet compatible S3, un espace Kubernetes, des domaines et des certificats automatiques. ISOGrid réunit tout cela dans une seule console, avec une facture en dinars. Le comparatif montre ce que chaque famille d’offres propose ou non.

Liste de contrôle

Comment choisir son cloud en Algérie

Huit questions à poser avant de signer. Les réponses d’ISOGrid sont indiquées pour que vous puissiez comparer.

1

Où tournent mes services ?

Demandez le pays, la ville et l’autorisation ARPCE. ISOGrid : région publique en Algérie sur les infrastructures d’opérateurs et d’hébergeurs algériens, ou installation sur vos propres serveurs.

2

Qui administre le système ?

Machine vide ou service prêt ? ISOGrid : tout est exploité pour vous, de la construction de l’image aux sauvegardes.

3

Que se passe-t-il en cas de panne ?

Un seul serveur, ou une réplication avec bascule ? ISOGrid : bases PostgreSQL sur 3 ou 5 nœuds, et une démonstration publique où vous coupez un serveur vous-même.

4

Les sauvegardes sont-elles incluses ?

Fréquence, durée de conservation, restauration testée. ISOGrid : sauvegardes planifiées des bases et des volumes, restauration en place.

5

Puis-je payer en dinars ?

Facture locale ou carte étrangère ? ISOGrid : facture en dinars, prix affichés aussi en euros et en dollars.

6

Puis-je partir ?

Formats standards, pas de frais de sortie. ISOGrid : images de conteneurs ordinaires, Docker Swarm ou Kubernetes standard sur les clusters privés, export des bases et des buckets.

7

La disponibilité est-elle mesurée ?

Un chiffre publié vaut mieux qu’une promesse. ISOGrid : disponibilité mesurée chaque minute et publiée sur la page d’état.

8

Qui répond, et dans quelle langue ?

ISOGrid : une équipe en Algérie, en français, en arabe et en anglais, et une documentation dans les trois langues.

Combien coûte le cloud en Algérie ?

Un serveur virtuel d’entrée de gamme chez un hébergeur algérien se loue de quelques centaines à quelques milliers de dinars par mois ; ajoutez le temps d’un administrateur pour l’installer, le sauvegarder et le surveiller. Sur ISOGrid, les prix publics d’octobre 2026 sont les suivants, hors taxes, affichés avant chaque création :

Prix publics ISOGrid, octobre 2026
RessourceÀ partir de
Application (0,25 vCPU, 256 Mo)990 DZD par mois
Application (1 vCPU, 2 Go)4 900 DZD par mois
Base de données partagée (PostgreSQL, MySQL, MongoDB)1 200 DZD par mois
PostgreSQL, MySQL ou MongoDB dédié4 900 DZD par mois
PostgreSQL haute disponibilité (3 nœuds)13 900 DZD par mois
Stockage objet S3 (25 Go)2 900 DZD par mois
Redis, RabbitMQ, Kafka, Keycloak (par nœud)2 900 DZD à 7 900 DZD par mois
WordPress, n8n, WooCommerce, PrestaShop, Odoo3 900 DZD à 8 900 DZD par mois
Installation sur vos serveurs (ISOGrid Nomad)59 000 DZD par cluster et par mois

Grille complète et règles de facturation dans la documentation des prix. Un essai gratuit permet de déployer sans payer pendant la période d’essai.

Déployer une application en Algérie, étape par étape

Voici la marche à suivre sur ISOGrid. Comptez une dizaine de minutes pour une première application avec sa base de données.

  1. Créez votre organisation sur isogrid.skyvault.pro. L’inscription est gratuite et ouvre un essai.
  2. Donnez votre code : connectez GitHub ou GitLab, envoyez un .zip, ou indiquez une image Docker. Sans Dockerfile, l’agent en écrit un.
  3. Choisissez la taille et le réseau. Le prix s’affiche avant de valider.
  4. Ajoutez une base de données si besoin : partagée pour commencer, dédiée ou en cluster quand le trafic grandit. L’adresse de connexion est injectée dans l’application.
  5. Déployez. La plateforme détecte le port, construit l’image, la met en ligne avec une adresse HTTPS, puis la surveille. Chaque poussée sur la branche redéploie, avec retour arrière automatique si la nouvelle version ne démarre pas.
  6. Branchez votre domaine et laissez le certificat se renouveler tout seul.

Vous préférez la ligne de commande ? isogrid login, isogrid connect github, isogrid apps create. Vous préférez expliquer votre projet en français ? L’agent DevOps lit vos dépôts, dessine l’architecture, propose un plan chiffré et déploie après votre accord. Les guides pas à pas sont dans la documentation.

Questions fréquentes

Le cloud en Algérie, vos questions

Qu’est-ce que le cloud, en termes simples ?

Le cloud, c’est utiliser les ordinateurs de quelqu’un d’autre, loués au mois, pour faire tourner votre site, votre application ou vos données, au lieu d’acheter et d’entretenir vos propres serveurs. Vous payez ce que vous utilisez, vous agrandissez ou réduisez quand vous voulez, et le fournisseur s’occupe des machines.

Quelles sont les offres cloud disponibles en Algérie en 2026 ?

Trois familles : des serveurs virtuels (VPS) et de l’infrastructure à louer chez les opérateurs et hébergeurs algériens ; des plateformes cloud managées (PaaS) comme ISOGrid, qui mettent une application en ligne depuis son code et exploitent les bases de données, le stockage et les services pour vous ; et le cloud souverain de l’État, réservé aux administrations. Les grands clouds internationaux n’ont pas de région en Algérie : leurs centres de données africains les plus proches sont en Afrique du Sud et au Maroc.

Quelles lois s’appliquent à l’hébergement de données en Algérie ?

La loi 18-07 du 10 juin 2018 sur la protection des données à caractère personnel, modifiée et complétée par la loi 25-11 du 24 juillet 2025 (délégué à la protection des données obligatoire, registre, notification des violations à l’ANPDP, antennes régionales de l’Autorité), et le cahier des charges de l’ARPCE sur les services d’hébergement et de stockage en cloud computing, qui impose aux fournisseurs autorisés d’installer leurs infrastructures et d’héberger les données de leurs clients sur le territoire national.

Combien coûte le cloud en Algérie ?

Un petit serveur virtuel se loue quelques centaines à quelques milliers de dinars par mois, mais vous l’administrez vous-même. Sur une plateforme managée comme ISOGrid, une application tourne à partir de 990 DZD par mois, une base de données partagée à partir de 1 200 DZD, une base PostgreSQL dédiée à partir de 4 900 DZD et un cluster PostgreSQL haute disponibilité à partir de 13 900 DZD, avec le prix affiché avant chaque création.

Comment déployer une application en Algérie rapidement ?

Sur ISOGrid : créez un compte, connectez votre dépôt GitHub ou GitLab ou envoyez un .zip, choisissez la taille et le réseau, et la plateforme détecte le port, construit l’image, la met en ligne avec une adresse HTTPS et la surveille. Comptez une dizaine de minutes pour une première application, base de données comprise. La même chose se fait en ligne de commande ou en le demandant à l’agent DevOps.

Quel est le meilleur cloud en Algérie ?

Cela dépend de ce que vous voulez gérer vous-même. Pour louer des machines et tout administrer, un opérateur ou un hébergeur algérien suffit. Pour mettre une application en ligne sans gérer de serveur et disposer de bases de données, de stockage S3, de Kubernetes et de services managés prêts à l’emploi, ISOGrid est la plateforme cloud algérienne qui en réunit le plus, avec une facture en dinars et une documentation en français, en arabe et en anglais.

Sources

Loi 18-07 du 10 juin 2018 et loi 25-11 du 24 juillet 2025 (Journal officiel n° 47 du 27 juillet 2025) ; cahier des charges de l’ARPCE relatif aux services d’hébergement et de stockage en cloud computing (approuvé fin 2017, en vigueur en mars 2018) et décret exécutif 22-39 du 10 janvier 2022 ; presse algérienne sur l’inauguration du Centre national des services numériques (juillet 2026) ; pages publiques des fournisseurs de cloud internationaux pour la liste de leurs régions africaines. Les prix ISOGrid sont ceux de la documentation au 16 octobre 2026.

Mettez votre application en ligne en Algérie aujourd’hui

Créez votre organisation sur ISOGrid, connectez votre dépôt, et laissez la plateforme s’occuper du reste.

Ouvrir isogrid.skyvault.pro